Je ne vais pas mal, je vais vrai…

Dodo à 20h45, réveil à 2h…

Il est 2h et me voilà, batterie à 100 % pendant que le monde dort…

Cette semaine, j’ai vraiment essayé de ralentir parce que j’ai bien senti que mon corps était fatigué (😂 pour vous raconter, lundi je suis arrivée au boulot à 9h, mais dès 10h30 mon corps était HS, j’ai dû prendre ma pause bcp plus tôt pour aller dormir à l’infirmerie).

Je pense que j’avais sous-estimé les effets de la maladie, des médocs, mais aussi juste la chute d’hormones et de vitamines dans le corps d’une femme convalescente en période menstruelle.

Je n’en parle pas beaucoup, mais vivre dans le corps d’une femme a ses particularités. C’est très, mais alors très différent du corps de l’homme, et j’apprends encore à tenir compte des spécificités de mon corps dans mon lifestyle.

Par exemple, j’ai longtemps entendu parler du fait d’aligner son agenda à son cycle, mais je ne me suis pas beaucoup penchée sur le sujet jusque-là, du moins pas assez profondément pour tester ce système sur une longue période.

Et ce sont les semaines comme celle-ci qui me rappellent que je ferais mieux de m’arrêter un peu plus sur le sujet et vraiment l’étudier pour tester la méthode.

Je ne sais pas encore quand, mais cette année, je le ferai.

Au fond de moi, en vrai, je trouve cette coïncidence grave bizarre aussi.

Parce que j’ai l’impression que, depuis que je parle de repos (ceux qui lisent les lettres de lundi le savent), tout autour de moi m’exige de me reposer 😂

Est-ce le karma ?

Est-ce spirituel ?

Est-ce normal ???

Franchement, I don’t know !!!

Ça me rappelle qu’en fin d’année, je suivais une émission d’une femme dont le contenu est centré sur le bien-être, notamment physique, et qui expliquait que depuis qu’elle a commencé à en parler, elle a commencé à être beaucoup attaquée au niveau de sa santé.

Pour elle, c’était normal : quand tu veux témoigner de quelque chose, Dieu construit ton témoignage en te faisant passer par les épreuves qui correspondent à ce témoignage.

Sinon, j’ai kiffé ma lecture de la semaine.

J’ai terminé Les Impatientes de Djaïli Amadou et je suis encore dans la phase où, des fois, je me surprends, d’un air mélancolique, à penser aux personnages et à me demander comment elles ont fait pour vivre autant de difficultés.

Quand je croise des femmes dont les traits physiques ou l’accoutrement correspondent à celles du livre, mon cœur se remplit d’empathie.

Comme si je comprenais enfin leurs réalités.

Comme si désormais, il y avait un lien entre moi et elles.

C’est la magie de la lecture 😂

J’ai voyagé dans un autre univers, mon cœur est désormais sensible à ce monde et je ne serai plus jamais la même.

Ce livre m’a bien chamboulée émotionnellement 😂.

J’ai aussi commencé Petit pays, de Gaël Faye, un autre livre riche d’émotion.

Le personnage principal (Gaby) est très intéressant. Il vit au Burundi, parle bcp du Congo et du Rwanda.

Ça me fait chaud au cœur de retrouver des éléments de ma culture, les quelques mots en swahili…

Je suis une fille de l’Est du Congo, donc ça me touche particulièrement…

Je me rends compte que le roman reste ma catégorie préférée et je savoure le fait de lire avec pour objectif principal le divertissement et, en parallèle, la culture.

C’était le cas avant, mais j’ai ensuite commencé à considérer la lecture comme une activité « productive », qui me permettait de grandir, me développer…

Et je vous avoue que, sans m’en rendre compte, je m’en suis éloignée petit à petit, parce que c’était devenu une corvée et non un lieu de repos et de croissance ludique.

Je suis contente d’y revenir avec le même cœur qu’autrefois et je veillerai à le conserver ainsi.

🫠😂 Bref, je vous raconte ma vie…

Là, je vais aller manger quelque chose.

Je vous avoue que je suis tentée de vouloir rentabiliser ce temps en priant et en méditant, mais ça serait comme une tâche, comme pour cocher ma to-do liste, et pas un temps de qualité avec Dieu, donc j’évite.

En ce moment, je veux approfondir ma relation avec Dieu sur le fondement de l’amour et non du devoir.

L’année dernière, je me suis beaucoup laissée porter par le devoir, et j’ai bien remarqué combien ça a dégradé la qualité de notre intimité.

J’ai bien compris qu’il faut que je me batte pour préserver un cœur d’enfant dans sa présence.

Un cœur d’amour.

Afin que plus jamais passer du temps avec mon Bien-aimé, mon Père céleste, ne devienne une corvée.

Je pense prendre le temps de vous raconter ces épisodes « Amour vs Devoir » qui ont eu lieu l’année dernière, suivis d’une sorte de burn-out spirituel, de perte de joie et de mon premier amour…

Mais je sens que mon cœur n’est pas encore totalement sorti de là.

Rien que le fait d’y penser réveille des émotions encore vives : douleur, culpabilité, amertume.

Alors, je me laisse le temps de traverser tout ça avant d’en parler.

Je suis dans un processus de restauration sur le plan spirituel.

Et en ce moment, le cri de mon cœur est de retrouver ce cœur qui bat d’amour et non de peur.

Ce cœur simple, non pris au piège de la religion.

C’est dur, je vous avoue.

Mais j’aime le processus de restauration avec le Saint-Esprit.

Ces temps où je sens son amour m’envahir à nouveau, me consoler, me rassurer que ce n’est qu’une phase.

Notre relation a déjà connu le feu.

On s’en sortira cette fois aussi.

Je vous en parlerai donc un peu plus tard.

Parler avec une plaie non guérie peut souvent limiter l’impact de ce que je vais pouvoir transmettre, car je n’ai pas encore le recul nécessaire pour toute la sagesse de cette saison.

Les propos d’un cœur qui saigne sont bien souvent encore un peu trop teintés d’amertume, de tristesse ou de douleur.

Il leur manque la dose d’amour, de grâce et de vérité nécessaire à l’équilibre.

Sa sagesse est amère et peut s’avérer infectieuse pour qui l’écoute…

J’ai aussi envie de travailler, j’ai du montage qui m’attend).

Mais je sais bien que tout ça n’est qu’un mécanisme de mon cerveau qui veut absolument se sentir productif et cherche à combler ce temps libre.

Mais non.

Je vais aller suivre un vlog ou une série, pour une fois !!!

Je vais m’autoriser à juste me reposer.

Et me rappeler, comme on se l’est dit dans les lettres précédentes, que le repos est productif.

Qu’il est un acte de foi.

Car me reposer, c’est décider de lâcher prise et croire que Dieu prendra soin de moi.

Il est 3h22.

Finalement, j’ai passé ce temps à écrire… quelle ironie.

Comme quoi, l’écriture reste mon passe-temps favori.

Je suis contente d’avoir pu partager ce moment avec toi, Dear.

On se retrouve très bientôt dans la prochaine lettre.


En savoir plus sur Dear Divine

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Dear Divine

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture