Elle était l’unique de sa famille, ne manquait de rien si ce n’est de ce qu’on ne peut acheter: la présence de ses parents.
« Si tu veux continuer de voyager autant, lui disent-ils, alors il va nous falloir travailler dure ».
Bien que son coeur se déchirait à chaque aurevoir, chaque anniversaire sans eux, chaque devoir fait avec sa nounou, elle a dû apprendre à accepter son sort. Elle ne savait pas si c’était elle qui en demandait trop, si c’était eux qui la bafouait ou la société qui lui volait ses parents.
Elle s’était résigner à croire que c’était son sort, le prix de son confort.
Hazina était sa voisine de classe, de 3 ans son aînée. À elle aussi la vie avait jeté un sort. Elle était brillante, travailleuse, et en bonne santé. Elle avait le soutien de sa famille, mais son bonheur lui coûtait un peu trop cher.
Hazina bénéficiait d’une bourse pour financer ses études, la lumière au bout du tunnel. Elle avait des rêves, petite elle voulait devenir enseignante, puis infirmière. Plus grande, son seul désir n’était plus que de prendre soin de sa famille. Son existence comptait pour 7.
Même joints, les revenus de ses parents n’étaient pas suffisant pour couvrir les besoins essentiels de la famille, ils avaient 5 bouches à nourir.
Tout ce qu’ils possédaient étaient leur amour, leur énergie et tous les efforts qu’ils ménageaient pour offrir le nécessaire à leurs enfants.
Jamais Dahabu n’avait vu sa condisciple se plaindre de sa situation. Jamais elle-même ne se plaignait de l’absence de ses parents.
L’une possédait la pièce du puzzle de l’autre et vice versa. Elles le savaient bien.
Les mois passèrent et une amitié naquit entre les deux jeunes filles.
Elles en apprirent plus sur le monde de chacune, et bien que leur sort pesaient toujours sur elles, cette amitié avait créé une atmosphère qui les apaisaient, leur jardin secret.
Elles étaient désormais conscientes que le meilleur a quelquefois l’air d’habiter la maison d’en face, mais le bonheur se crée toujours à partir de ce qu’on possède et non de ce dont on manque.
La vie leur avait peut être jeté ces sorts, mais c’était leur histoire,
Une histoire qui faisaient leur unicité,
Une histoire qui n’étaient pas encore terminée.
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