Petite, j’étais le genre d’enfant qui débordait d’imagination,je rêvassais, réfléchissais, je croyais que les objets et les plantes parlaient, je créais des personnages (ça m’étonne d’ailleurs que je n’aie pas eu d’ami imaginaire😅); j’avais mon monde à moi toute seule. Et dès lors que j’ai su tenir un stylo, j’ai transposé ce monde sur du papier et j’écrivais tout ce qui me passait par la tête, se passait autour de moi et m’intriguait.
Je trouvais le monde autour de moi bizarre de ne pas voir, ressentir et vivre les choses comme je les vivais.
En grandissant et en interagissant avec les autres, j’ai à l’inverse commencé à me trouver bizarre d’agir, de voir les choses et de les ressentir comme je le faisais. Je me disais ne pas faire les choses comme elles devraient être faites juste parce que ce n’était pas la norme.
Avec le temps, j’ai commencé à remarquer que ce sentiment était bien plus partagé que je ne le croyais. Je n’étais pas la seule à me trouver bizarre, chacun avait sa manière unique de voir, vivre et ressentir les choses. Je crois que c’est l’une de mes plus belles découvertes car elle a complètement changé ma manière d’aborder l’humanité et toute sa complexité.

Nous avons tous connu ou même connaissons ce sentiment d’inadéquation, ce « je suis bizarre », que ce soit parce que les autres nous l’ont dit ou parce que c’est notre opinion sur nous-même.
Chacun de nous, au fond, a ses propres bizarreries, ça peut être un trait de caractère, un trait physique, ton nom, un talent, ta philosophie de la vie, tes goûts personnels. Et ce, qu’ils représentent des forces ou des faiblesses.
Aujourd’hui encore j’ai plein de bizarreries à moi: des positives qui font mes forces, mes qualités, et des négatives qui font mes faiblesses, mes défauts. Des neutres aussi, que je ne peux pas changer et qui ne sont nuisibles ni à moi, ni aux personnes autour de moi.
Mais pour chacun, j’ai appris à les reconnaître et à les accepter parce qu’elles font partie de qui je suis ici, aujourd’hui.
Pas de qui je serais parce que je prie, y travaille et laisse Dieu me transformer.
Demain, je cultiverais d’autres qualités, les fruits de l’Esprit. Je devrais faire face à d’autres défauts, des faiblesses.
Mais aujourd’hui, j’apprends à les accepter et à m’accorder la grâce (ne pas se mettre la pression ou se culpabiliser soi-même, savoir se pardonner), la compassion et l’amour qu’il faut pour avancer malgré tout.
Et c’est ce à quoi je t’encourage.
Tu es en réalité ta propre définition de normal,parce que tu es unique.
You are your own kind of normal, because you are unique.(je trouve que ça sonne beaucoup mieux en anglais, anyways😅).
Peu importe le regard du monde sur toi, apprends à toujours te tenir debout devant le miroir de la parole de Dieu qui te dit que tu es une créature merveilleusement créée par Dieu.
La traduction anglaise précise que nous avons été créés avec attention et je dirais même avec intention parce que Dieu savait que sur terre, il fallait toi pour jouer ton rôle et personne d’autre.
Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien.
Psaumes 139: 14
Alors est ce que tu es bizarre? Là n’est pas la question🤗, parce que tu te compare aux autres et donc te définis par eux. Tu es unique, différent, tu es toi.
C’est ici que s’arrête cette lettre, inspirée par une simple question de ma petite sœur (Coucou Slyne💕). Et j’espère qu’elle te parle.
A la prochaine,
Divine
Bisous💋
N’oublie pas à partager cette lettre avec ton entourage.




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